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Mot court, inspiration Saint-Simonienne :
« Le joli pont de Moulins »/ Conçu et Bâti par Mansart, détruit par les terribles crues

« Mansart, qui s’y trouva, voulut se faire louer, lui parla du pont, et tout de suite pria le roi de lui en demander des nouvelles. Charlus ne disait mot. Le roi, voyant qu’il n’entrait point dans la conversation, lui demanda des nouvelles du pont de Moulins. « Sire, répondit froidement Charlus, je n’en ai point depuis qu’il est parti, mais je le crois bien à Nantes présentement. — Comment! dit le roi, de qui croyez-vous que je parle ? C’est du pont de Moulins. — Oui, sire, répliqua Charlus avec la même tranquillité, c’est le pont de Moulins qui s’est détaché tout entier la veille que je suis parti, et tout d’un coup, et qui s’en est allé à vau-l’eau. » Le roi et Mansart se trouvèrent aussi étonnés l’un que l’autre, et le courtisan à se tourner pour rire. Le fait était exactement vrai. Le pont de Blois, bâti par Mansart quelque temps auparavant, lui avait fait le même tour. »
Mémoires de Saint-Simon
Le monarque voulant connaître le petit peuple se déguisait en mendiant, le valet se déguisait en maître, le maître en valet, et ainsi de suite. Les légendes varient, le fond reste le même et révèle la coupure du monde réel qui s’effectue lorsque l’on est au centre du pouvoir. Isolé, souvent flatté, toujours adulé, le roi avisé, providentiel, le juste, le bon usera de ce stratagème pour se déplacer et toucher le coeur du peuple. C’est par un inversement des valeurs fâcheux que Louis XVI se retrouva sous une lame d’acier. Il avait en quelque sorte brisé par maladresse et par lâcheté, le mythe du bon roi rendant visite à ses sujets, par un déguisement, non destiné à cela, mais à fuir. La suite fut tragique et les effets connus . Le roi, en ceci fut reconnu non par quelques-uns , mais par le collectif comme un monstre au sang froid.
la nuit de Varennes reste une leçon sur l’inversion des archétypes .
je ne partage pas les positions de Paul Aries, cependant je les trouve dignes d’intérêt, elles sont originales et propres au débat, car, génératrices d’un possible établissement de nouvelles règles humaines? Son constat n’est pas faux, ces propositions évanescentes sont cependant dangereuses et difficiles à manier car elles intègreront une notion qu’ariès pudiquement qualifie de rituels, mais qui réellement se transformeront de facto en dire idéologie ou en religion. Car quel est le fou qui peut penser que l’on pourrait vivre dans un monde de nouvelle servitude volontaire qui finalement aménagerait en quelque sorte le status-quo, voilà qui frôle l’exercice de l’escroquerie intellectuellle.
Plusieurs remarques s’imposeront d’elles-mêmes lorsque l’on obligera les personnes à ne pas travailler…. ou moins, à ne pas s’enrichir…..A ne pas A ne pas….. Ainsi l’on passera rapidement a une société de contraintes nouvelles , de rapport de forces d’une autre nature. 
Manque de rigueur ou trop d’absolutisme? »
On finit toujours par ressembler a ce que l’on combat »
Paul Ariès est membre fondateur du mensuel « La Décroissance » et du bimestriel « Le Sarkophage ». Son dernier ouvrage, publié aux éditions la Découverte, s’intitule « La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance ».
Dès les premières pages de votre livre, vous attaquez de plein front le concept de développement durable. Pourquoi ?
Parce que le développement durable est un oxymore. Il laisse croire qu’on a trouvé la solution pour sauver la planète et qu’il pourrait y avoir une possibilité de développement infini sur une planète finie. Pour nous, objecteurs de croissance, c’est une vraie ligne de démarcation.
Pourtant le développement durable remet en cause une partie de ce que vous dénoncez, notamment la surconsommation et le pillage des ressources…
Oui, mais c’est un peu « ok on a détruit la planète mais promis juré on ne le fera plus ». En France, le développement durable est symbolisé par deux courants. Le premier est celui de Nicolas Hulot, qui est en fait un appel à la responsabilité individuelle. Il a un avantage pour les puissants puisqu’il dilue la responsabilité en disant que nous sommes tous coupables. On a aussi le développement durable version Medef : « un peu de croissance pollue, beaucoup de croissance dépollue, on va donc en reprendre pour un tour. » Quant à Claude Allègre, il propose de passer d’une écologie culpabilisatrice à une écologie réparatrice, ce que j’appelle le « capitalisme vert ». C’est un vrai projet, très sérieux, que j’expose en détail dans mon livre, mais qui n’est pas le mien. Un projet qui passe par l’adaptation de la planète, l’adaptation de l’écologie et l’adaptation de l’humain à travers le transhumanisme, pour permettre au système de perdurer. Continue reading déséconomiser? Possible pas possible?
Un sens au monde ou un monde de non-sens?

En voilà une belle question, elle m’est venue simplement cet après-midi… Deux événements s’éclairaient l’un l’autre comme une illustration de proximité de la défaite des bleus, de la mise au banc de Corcuff, pour je cite « bonne éducation, hygiène de vie différente », contraste trop fort face aux clinquantes vibrations de vanité des autres joueurs -
Hier soir au Conseil de Quartier Brassens, quelques mots furent échangés sur l’opportunité de dire ou non « d’origine africaine » ce qui fut suivi d’une levée de bouclier de plus propres et d’un éloge fort signifiant .
Philippe Murray l’ explicite ainsi :
« L’interdiction est portée par l’éloge. L’interdiction de penser est portée par l’éloge constant d’un monstrueux devenir. L’éloge est la forme moderne de l’interdiction. Il enveloppe l’événement de sa nuée et empêche, autant qu’il le peut, que cet événement soit soumis au libre examen, qu’il devienne objet d’opinions divergentes ou critiques. De sorte que la divergence ou la critique, lorsqu’elles se produisent malgré tout concrètement, apparaissent comme une insulte envers l’éloge qui les avait précédées.
Aujourd’hui rassemblés autour d’une Association , la municipalité parisienne, de multiples bénévoles, plus convaincus et charmants les uns que les autres , se « re-trouvaient autour d’un projet commun : l’animation d’une inauguration de nom de square. joie, fanfare, enfants, ballons- oui le moment était joyeux.
La question cependant est venue, tenace, cette sculpture donnant son nom au square est là depuis bien longtemps. Pourtant, on avait coiffé cette oeuvre d’un habit noir ou se bousculait quelques symboles, rappelant la symbolique de Miro., afin , après de multiples discours, une mobilisation de nombre d’acteurs, de re découvrir, de re -baptiser un lieu, une sculpture. Un geste qui n’est pas sans rappeler les cérémonies baptistes des Born-agains, une rédemption, sous les auspices des prestigieux Desnos, Max Jacob, Derain, Van Dongen et consorts, une assemblée d’enfants, de pères et de mères de famille, de fanfare, de flonflons au demeurant fort sympathique re-découvrait une sculpture que tout le monde connaissait déjà. C’est cela qui m’a posé question, et non le nouveau nom du square « oiseau lunaire » au lieu de « Blomet »? N’y a t-il plus de sens aux choses, que l’on doive par un simulacre re-découvrir et re-inaugurer les anciennes? Un mode post-moderniste qui donne un sens au monde sans en chercher.
Il est dommage, que, pour des raisons de revanche, l’on raye de la carte le Jardin des Halles qui commence à justement prendre forme. Les allées sont agréables, les arbres arrivés à des tailles raisonnables, les perspectives ordonnées et prenant place dans un paysage parisien vert.
L’on ne peut pas faire revivre Baltard, refaire le forum, alors pitié laissez-nous le jardin!
Bon bon bon, un titre un peu gonflant, n’est-ce pas pour ce blog du jour. Enfin devrais je dire du mois tellement ceux ci se font rares et clairsemés, combattus avec succès par twitter et co. Surtout Twitter, qui a ma faveur, alliant la formule courte et la pertinence, tout ce que j’aime!
J’ai bien sûr déjà évoqué ce sujet en 2005, dans mon premier blog, c’est en fait une constante de l’esprit humain que de se pencher, de s’écharper sur ces fameuses images. Pourtant la représentation est un enjeu d’importance, les représentations de la main, grotte préhistorique, déterminée par un circuit, un passage, démontre simplement à la fois la fascination de l’homme pour cela et aussi sa crainte, sa révérence et par delà peut-être comme la transgression d’un tabou. Tabou qui est relayé encore de nos jours par deux grandes religions, le judaisme et l’Islam. Ces peurs ancestrales perdurent donc jusqu’à nos jours, peur ou sacralisation? Les deux sont sans nul doute liées.
Le temps chrétien, qui par sa nature révélée, a formalisé, puis magnifié les représentations des corps, masculins féminins, a révolutionné l’art de la représentation. Pas sans mal par ailleurs, la batailles des iconoclastes à Byzance en reste l’exemple le plus marquant.
Sommes nous arrivés à un tournant de l’influence des représentations? sans doute. Le progrès, la diffusion, la technique avancée dans le domaine des supports tactiles, androides et autre, les images trois D qui font entrevoir à la société Marc Dorcel un fabuleux réservoir de nouveaux profits. Les images au service des vices les plus extrêmes et les plus vendeurs comme la pornographie sans limite de temps et de lieu , le jeu accessible à tous par le biais d’internet, la mise en esclavage probable qui s’en suivra, d’une partie de l’humanité destinée a assouvir les fantasmes exacerbées par les images, devraient tout de même être pensés sinon contrés par une nouvelle forme de philosophie, sinon une nouvelle forme de communautarisme, où l’on n’aura pas d’autres choix que de s’isoler en sorte de tribus avec des lois propres et contraignantes.Les auteurs de science fiction des années soixante n’ont pas manqué de se projeter dans ce nouveau monde.
L’homme devrait être enrichit par sa part symbolique, au lieu de cela bien souvent, il l’utilise pour sa part d’ombre, afin d’ atteindre un pouvoir vain, temporel et asservissant. La misère symbolique est telle que les premiers servis sont les premiers manipulateurs, sous l’oeil goguenards des impuissants et des voleurs, passent en longue file indienne, les femmes et les enfants, les prêtres et les pauvres.
C’est en allant voir « Adèle Blanc-Sec » le film agréable et respectueux de Paris, à la ligne près : belle reconstitution, aucune faute de goût- que j’ai découvert Louise Bourgoin. Il ne vous aura pas échappé le talent pur de l’actrice et la re-découverte ou la découverte de l’esprit de l’actrice à la française. Oserais-je la comparer à Arletty, oui, car il y a dans cette jeune femme beaucoup de la parisienne type, qui bien sûr est née en province. Jeu direct, présence incontestable, nul artifice et pourtant sophistication extrême. Epatante vraiment Louise!
http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2010/05/17/le-corps-et-l-esprit-de-louise-bourgoin_1352622_766360.html
Dans la question de le technique en 1954, le philosophe allemand né en 1889 le 26 septembre et mort en 1976 Martin heidegger nous livrait ce texte magnifique et bouleversant. Il y a t-il de l’espoir y a t-il du beau il y a t-il même de une suite possible a notre aveuglement et notre confort.
« La technique n’est pas ce qui est dangereux. Il n’y a rien de démoniaque dans la technique, mais il y a le mystère de son essence. C’est l’essence de la technique qui est le danger (Gefahr).Mais là où il y a danger, là aussiCroît ce qui sauve (Hölderlin)
Ainsi – contrairement à toute attente – l’être de la technique recèle en lui la possibilité que ce qui sauve se lève à notre horizon. C’est pourquoi le point dont tout dépend est que nous considérions ce lever possible, et que, nous souvenant, nous veillions sur lui. Ceci avant tout en apercevant ce qui dans la technique est essentiel, au lieu de nous laisser fasciner par les choses techniques. Aussi longtemps que nous nous représentons la technique comme un instrument, nous restons pris dans la volonté de la maîtriser.
Si nous considérons enfin que l’esse de l’essence se produit dans « ce qui accorde » et qui, préservant l’homme, le maintient dans la part qu’il prend au dévoilement, alors il nous apparaît que l’essence de la technique est ambiguë en un sens élevé. Une telle ambiguïté nous dirige vers le secret de tout dévoilement, c’est-à-dire de la vérité.
L’irrisistibilité du commettre et la retenue de ce qui sauve passent l’une devant l’autre comme, dans le cours des astres, la trajectoire de deux étoiles.
L’être de la technique menace le dévoilement, il menace de la possibilité que tout dévoilement se limite au commettre et que tout se présente seulement dans la non-occultation du fonds. L’action humaine ne peut jamais remédier immédiatement à ce danger. Les réalisations humaines ne peuvent jamais, à elles seules, écarter le danger. Néanmoins, la méditation humaine peut considérer que ce qui sauve doit toujours être d’une essence supérieure, mais en même temps apparentée, à celle de l’être menacé.
Autrefois, technè désignait aussi la production du vrai dans le beau. Qu’était l’art? Pourquoi portait-il l’humble nom de technè? Parce qu’il était un dévoilement producteur et qu’ainsi il faisait partie de la poiésis. Le nom de poiésis fut finalement donné, comme son nom propre, à ce dévoilement qui pénètre et régit tout l’art du beau: la poésie, la chose poétique. La poésie pénètre tout art, tout acte par lequel l’être essentiel est dévoilé dans le Beau.
Le même poète dont nous avons entendu la parole:Mais là où il y a danger, là aussiCroît ce qui sauvenous dit:… l’homme habite en poète sur cette terre. (Hölderlin)
Cette haute possibilité de son essence est-elle accordée à l’art au milieu de l’extrême danger? Personne ne peut le dire. Mais nous pouvons nous étonner de l’autre possibilité: que partout s’installe la frénésie de la technique, jusqu’au jour où, à travers toutes les choses techniques, l’essence de la technique déploiera son être dans l’avènement de la vérité. »
Martin heidegger nous livrait ce texte magnifique et bouleversant. Il y a t-il de l’espoir y a t-il du beau il y a t-il même de une suite possible a notre aveuglement et notre confort.
Dans 2001 Odyssée de l’espace Le cinéaste Stanley Kubrik, qui sans l’ombre d’un doute avait lu Heidegger, nous livrait ce chef d’oeuvre à la dernière image énigmatique :

Pom pom pom;
oui l’homme a une énergie psychique limitée a communiquer, oui le Web est chronophage, oui je laisse tomber mon écriture blog depuis quelques temps, oui, j’ai acquis un peu de maturité dans le maniement des informations. Oui je suis prête a superviser la rédaction d’un magazine, oui l’Euro flanche.. les mots clés se bousculent,comme autant de petits flotteurs mazoutés sur l’océan, Euro, Grèce, Canne, vague, Brésil, Golfe du Mexique, BP, Cameron, Wall Street, Strauss-Khan, Zahia, burqa, football, terrorisme, bingo, méteo, week-end, cérémonies, réunion, Luxembourg, Le blog devient un élément beaucoup moins exaltant qu’a ces débuts, bien que celui ci ai marqué durablement l’effacement de ce que Bourdieu appelle les « Sachants » pour le meilleur et pour le pire.
- « Der Ziegenwagen (Le chariot de chèvres) » 1992, Sig
mar Polke
- Peinture polymérique synthétique sur tissu imprimé, 218.4 x 299.7 cm x)
- Don de Werner et Elaine Dannheisser,The Museum of Modern Art, New York
Car ce bouleversement des frontières entre les contrôles des infos et leurs diffusions entraînent une remise en question des fondements même de ce qui constitue la sécurité individuelle et collective. Ainsi les repères étant totalement floutés il vaut mieux dans un temps comme le notre avoir la chance de garder certaines rigidités culturelles qui nous font paradoxalement mieux vivre le relativisme destructeur, le cynisme communicant érigé en vertu.
« Le regard de l’artiste fut devenu assez maître de lui pour voir ce qui est, même dans ce qui paraît terrible et repoussant, pour voir ce qui compte parmi toutes les autres choses qui sont. Pas plus qu’un choix n’est permis, celui qui crée ne peut de détourner d’aucune existence : une seule défaillance, n’importe où, l’arrache à l’état de grâce,le rend fautif de part en part »
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