Bon bon bon, un titre un peu gonflant, n’est-ce pas pour ce blog du jour. Enfin devrais je dire du mois tellement ceux ci se font rares et clairsemés, combattus avec succès par twitter et co. Surtout Twitter, qui a ma faveur, alliant la formule courte et la pertinence, tout ce que j’aime!
J’ai bien sûr déjà évoqué ce sujet en 2005, dans mon premier blog, c’est en fait une constante de l’esprit humain que de se pencher, de s’écharper sur ces fameuses images. Pourtant la représentation est un enjeu d’importance, les représentations de la main, grotte préhistorique, déterminée par un circuit, un passage, démontre simplement à la fois la fascination de l’homme pour cela et aussi sa crainte, sa révérence et par delà peut-être comme la transgression d’un tabou. Tabou qui est relayé encore de nos jours par deux grandes religions, le judaisme et l’Islam. Ces peurs ancestrales perdurent donc jusqu’à nos jours, peur ou sacralisation? Les deux sont sans nul doute liées.
Le temps chrétien, qui par sa nature révélée, a formalisé, puis magnifié les représentations des corps, masculins féminins, a révolutionné l’art de la représentation. Pas sans mal par ailleurs, la batailles des iconoclastes à Byzance en reste l’exemple le plus marquant.
Sommes nous arrivés à un tournant de l’influence des représentations? sans doute. Le progrès, la diffusion, la technique avancée dans le domaine des supports tactiles, androides et autre, les images trois D qui font entrevoir à la société Marc Dorcel un fabuleux réservoir de nouveaux profits. Les images au service des vices les plus extrêmes et les plus vendeurs comme la pornographie sans limite de temps et de lieu , le jeu accessible à tous par le biais d’internet, la mise en esclavage probable qui s’en suivra, d’une partie de l’humanité destinée a assouvir les fantasmes exacerbées par les images, devraient tout de même être pensés sinon contrés par une nouvelle forme de philosophie, sinon une nouvelle forme de communautarisme, où l’on n’aura pas d’autres choix que de s’isoler en sorte de tribus avec des lois propres et contraignantes.Les auteurs de science fiction des années soixante n’ont pas manqué de se projeter dans ce nouveau monde.
L’homme devrait être enrichit par sa part symbolique, au lieu de cela bien souvent, il l’utilise pour sa part d’ombre, afin d’ atteindre un pouvoir vain, temporel et asservissant. La misère symbolique est telle que les premiers servis sont les premiers manipulateurs, sous l’oeil goguenards des impuissants et des voleurs, passent en longue file indienne, les femmes et les enfants, les prêtres et les pauvres.






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