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« Le Barbier de Séville » / Beaumarchais, Rossini, Coline Serreau

Un titre un peu baroque pour ce blog  qui aujourd’hui vous parle de musique et d’Opéra.

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Ce n’est pas si souvent que l’on peut se détendre en fredonnant autant d’airs que  de succès chantés par le Comte Almaviva, Par Figaro, Figaro, Figaro… Figaro ci Figaro là, Rosine et l’affreux tuteur Bartholo!

J’ en ai vu plusieurs versions, étant passionné d’Opéra, une m’a particulièrement touché donnée à l’Opéra Comique , avec un de mes fils en 1997, l ‘endroit convenait parfaitement à ce spectacle à la fois élégant et bon enfant.

Bon…1 a l’Opéra comique,  2 à Garnier, 2 à Bastille, ça fait 5 cela même…. Ah j’oubliais la version dans le ravissant petit théâtre d’Orvieto en 2007, interrompue par une alerte à la bombe (ça ne s’invente pas)!…7 versions, enfin 6 si l’on compte la version Bastille

Nous avions vu, Gilbert et moi cette mise en scène de Coline Serreau ( metteur en scène intéressée par la thématique des femmes humilées , réduite à l’état d’objet comme elle le montra dans Chaos, sa mise en scène dénonce l’aliénation des femmes -)

Ici dans la mise en scène du Barbier  elle a voulu montrer la condition des femmes en pays en pays d’Orient  aujourd’hui je rajoute,  en général.) Il y a 8 ans en 2002 , la pièce très vivante, militante et gaie nous parait bien sombre en 2010 :, la Burqa, la guerre en Afghanistan sont sans doute passées par là et les brigands du premier acte habillés en Moudjahidines nous semblaient plus inquiétants que drôles. La femme voilée d’un voile bleu intégral, moins exotique, le clin d’oeil aux banlieues et au foot moins drôle  (manifestations nationalistes depuis lors de différends matchs depuis, marseillaise sifflée etc…)  enfin la libération féminine moins acquise et le le poids de la religion plus lourde, plus entêtante, l’Islam plus prosélyte avec ce voile provoquant, pour celles qui n’en portent pas et qui sont issues de cette culture, voile si culpabilisant pour elles, n’en doutons pas. Toutes ces « turqueries » moins originales, plus banalisées qu’en 2002, enfin….Pourtant il ne s’agit que de 8 années. Notre regard a bien changé, notre société a changé aussi. A-t-elle tant changé?  Notre perception,  transformée, nous a influencé a tel point que, non, décidemment, il nous a fallu quelques heures pour réaliser que nous avions vu, il y a quelques années, le même Opéra

Un peu d’histoire(En 1816, Italie, Rossini compose son merveilleux opéra inspiré d’une nouvelle de Beaumarchais « la précaution inutile/ ou Barbier de Séville », représentée pour la première fois en grand complet en 1775 au Théâtre Français après de multiples péripéties et quelques transformations.)

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En bleu

et le bleu nous racontera
les longues errances;
les fleuves et les mers,
les découvertes et les nouveaux soleils;
le hasard si précieux des destins incertains,
les splendeurs de l’Orient,
les vagues des îles Caraibes,
où le vert en sourdine vient poser
en mouvements circulaires,
les couleurs nécessaires
a sublimer le jaune
et le monde et le fleuve;
et les ciels et les mers,
les tissus et les pierres;
et un regard seulement

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Philippe, Joseph…prénom oublié, nom : Roth

C’est en lisant un post sur Facebook que le déclic fut fulgurant « Pourquoi écrivez-vous? demanda – t-on un jour à  joseph Roth, ‘Pour que le printemps revienne » répondit-il.

J’ai tout d’abord cru qu’il s’agissait de Philippe, sexagénaire  metteur en scène de héros désabusés et pathétiques, cherchant dans les tourments charnels le dernier souffle de l’idéal. Je dois dire que son écriture est magnifique. Non, ce n’est pas de Philippe qu’il s’agit c’est de Joseph… Écrivain lui aussi.

Oui mais voilà, ce n’est pas le mien, le monsieur Roth de mon enfance dont je ne me rappelle plus le prénom.

le fil du souvenir se dévida à fur et mesure que je déroulais le rouleau internet Wikipédia de la vie de l »écrivain austro hongrois.

Le Monsieur Roth de mon enfance, n’arrivait pas au printemps, il arrivait les premiers jours d’août. Les derniers jours de juillet nous allions ma grand-mère et moi, « ouvrir la Maison des Roth » Une maison blanche, à étage, où rien ne vibrait, ou tout semblait figé, comme abandonné entre formica et meubles sans âmes. Le zodiac était a sa place, les skis nautiques pas très loin, voilà toute l’animation du lieu, voilà ce qui rappelait la présence de monsieur Roth, le reste n’était qu’arrangement artificiel, méprise et décor.

Époussetage, aération,nettoyage des vitres, rien n’était laissé au hasard, grand-mère de son geste sûr avait une telle expérience de ces maisons que jamais je n’ai mis en doute un de ces ordres appuyé et confiant. Bon ouvrir cette maison était tou de même une corvée. Je préferais de loin ouvrir la villa néobasque de l’allée des cigognes. Cette bâtisse me semblait gigantesque, lorsque je passe devant aujourd’hui elle me parait minuscule. Mon goût pour les palais date pourtant de là!.. bow window , escalier en chêne massif, cuisinière grand format entourée de cuivres (très embêtant les cuivres) meubles anciens, enfin de l’histoire, de la vie, de l’évocation, du chaleureux.

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Le contraste saissisant entre la maison aseptisée des Roth et la personnalité de Monsieur Roth, me frappait à chaque fois, du plus loin que remonte mes souvenirs, je me trouvais toujours en vacances chez ma mamie, lorsqu’il arrivait : solaire, princier, dans une voiture dernier cri. Il apellait grand-mère « Maman » ce qui m’étonnait beaucoup. Bien que je pensait à une véritable marque d’affection, j’hésitais entre le familier et l’interrogation. A 7 ou 8 ans, je me demandais fugitivement si ce n’était pas une coutume de l’est. Monsieur Roth possédait une pharmacie près de Metz. Un peu choquant tout de même, non? bon, tout allait alors très vite, il parlait vite, me soulevait dans ses bras, apportait de délicieux  bonbons de Nancy , des bergamotes, dans une jolie boîte.

Rien de bien original, sinon, par moment l’expression précise de tristesse infini, de désarroi et d’abandon. Ô jours heureux, odeurs de feu et de cendre de l’unique pièce ou nous vivions mes grands parents et moi, odeur de lessive et de cendre, bruit des pages des journaux tournés par grand mère, des aiguilles entrechoqués et de l’horloge murale sonnant les heures du rêve et de la simplicité.

Je n’osais poser des questions sur ce citadin vivant dans un univers de formol. Pourtant ma mère et ma grand-mère partaient sur les conversations précises et consternées « ce pauvre monsieur Roth, il n’est pas heureux », d’année en année elle le trouvait de plus en plus desemparé parait-il… S’ensuivait des considérations sur sa vie conjugale, ses enfants (que je n’ai jamais rencontré) et son enfance.  Je relevais une anomalie, c’était généralement les épouses qui venait régler l’entretien du linge, le gardiennage et l’ouverture….? J’appris qu’il était né a Metz, qu’il n’avait pas connu son père tué par les allemends,… ou comment? que sa mère l’avait élevé en faisant des ménages. Ceci expliquait au moins cela par rapport à grand-mère. Ont-elles prononcé le mot juif? peut-être mais si rapidement que ce mot semblait leur brûler la langue, comme si cela dut être caché.

Le mois d’août finissait comme tous les mois, Monsieur Roth reviendra l’année prochaine, il reviendra, avec son dos zébré de cicatrices de coup de fouet donnés par les nazis, il reviendra, avec son rire, sa voix de ténor et sa manière de remplir l’espace,  il revient Monsieur Roth les premiers jours d’août….

il revient j’entends ses mots, je revois sa joie, j’écoute sa tristesse.

le mirage du voir, l'incendie du savoir

La bibliothèque d’Alexandrie, représentait sans doute aux temps anciens ce que l’antiquité révélait de meilleur et de plus funeste. Tous les livres réunis en un seul lieu que le feu réduisit en poussière, en 47 avant Jésus Christ. Cette vaste bilbliothèque entraina une émulation des cités antiques, ainsi Pergame, Éphèse, accueillèrent elles aussi de superbes bibliothèques, on inventa à Pergame le parchemin. sans doute aujourd’hui si elles eussent existé, leurs succès auraient été fabuleux et le rayonnement intellectuel du monde  en eussent  été changé.

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l’unité de temps et de lieu laissait à voir que la paix ne dure pas et que les hommes envieux, médiocres et jaloux ne désirent que destruction, épée, feu et sang et larmes.

Le genre masculin ne doit cependant pas faire oublier que les femmes y prirent aussi leur part. il est piquant de constater que si les connaissances du cerveau humain ont évolués, les  comportements les plus grégaires se dévoilent au grand jour en groupe.

j’en fais l’amère expérience, ça et là. Ainsi la méchanceté, l’envie, le désir inversé se laissent à lire et à voir bien souvent, trop souvent. L’incendie de l’intelligence détruit les palais de l’esprit, le bâtir ensemble se consume à petit feu .

361° d'idéal

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A propos de Hobbes (réedition blog mars 2006)

A mettre en lumière avec les « feux » de l’actualité

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Il est vrai que hors de la société civile chacun jouit d’une liberté très entière, mais qui est infructueuse, parce que comme elle donne le privilège de faire tout ce que bon nous semble, aussi elle laisse aux autres la puissance de nous faire souffrir tout ce qui leur plaît. Mais dans le gouvernement d’un état bien établi, chaque particulier ne se réserve qu’autant de liberté qu’il lui en faut pour vivre commodément, et en parfaite tranquillité, comme on n’en ôte aux autres ce dont ils seraient à craindre. Hors de la société, chacun a tellement droit sur toutes choses, qu’il ne peut prévaloir et n’a la possession d’aucune ; mais dans la république, chacun jouit paisiblement de son droit particulier. Hors de la société civile, ce n’est qu’un continuel brigandage et on est exposé à la violence de tous ceux qui voudront nous ôter les biens et la vie ; mais dans l’état cette puissance appartient à un seul. Hors du commerce des hommes, nous n’avons que nos propres forces qui nous servent de protection, mais dans une ville, nous recevons le secours de tous nos concitoyens. Hors de la société, l’adresse et l’industrie sont de nuls fruits : mais dans un état rien ne manque à ceux qui s’évertuent. En fin, hors de la société civile, les passions règnent, la guerre est éternelle, la pauvreté est insurmontable, la crainte ne nous abandonne jamais, les horreurs de la solitude nous persécutent, la misère nous accable, la barbarie, l’Ignorance et la brutalité nous ôtent les douceurs de la vie; mais dans l’ordre du gouvernement, la raison exerce son empire, la paix revient au monde, la sûreté publique est établie, les richesses abondent, on goûte les charmes de la conversation, on voit ressusciter les arts, fleurir les sciences, la bienséance est rendue à toutes nos actions et nous ne vivons plus ignorants des lois de l’amitié.

Le citoyen, Chapitre X 1649

« Il apparaît clairement par là qu’aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir qui les tiennent tous en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre et cette guerre est guerre de chacun contre chacun (…)

Leviathan XIII.

Thomas Hobbes, philosphe anglais né en 1588 à Westport,


De la vérité

Une phrase « la vérité n’est pas la réalité » prononcé par Armand Abadie a particulièrement attiré mon attention. Qu’est ce que la vérité, qu’est la réalité? Vaste sujet me direz vous. Ambitieuse réflexion. Il semblerait que le champ sémantique couvert par cette phrase, se trouve certainement dans le champ d’actualité . Pourtant la vérité devrait d’une manière certaine couvrir le champ de la réalité. Ainsi un scientifique réalisant une forme d’expérience se calque à une réalité, la réalité de ses manipulation. Cependant les interprétations propres resteront sa vérité. Un autre procédant aux mêmes manipulations aura certainement une autre interprétation de ces expérimentations.Cette phrase veut probablement dire  : on nous donne à voir une réalité qui n’est pas la vérité. La vérité (du latin veritas) est la qualité de ce qui est vrai. C’est la conformité de l’idée avec son objet, conformité de ce que l’on dit ou pense avec ce qui est réel. C’est également un terme à forte connotation juridique, entendu d’un point de vue judiciaire au sens de « ce qui est vrai », à savoir ce dont on peut rapporter la preuve. (source Wikipédia) En va-t-il ainsi, probablement des expériences humaines, elles sont relatives et le hasard, le sensible vient ajouter à cette armature et ce drame entre réalité et vérité tous les instruments de créativité qui sont à notre disposition pour passer non de la réalité à la vérité ou de la vérité à la réalité mais au rêve qui devient réalité, ou du rêve qui devient vérité.

DSC05161Sinon pas de respiration, simplement du fatum. Du destin pur, guerrier et intangible. C’est pourquoi des grands récits, l’homme a grand besoin afin de se sentir vibrer dans la filiation et dans la projection de cette filiation. René Girard voit  l’incarnation comme vertu majeure. D’autres se tourneront vers les anciennes mythologie, les religions et les philosophies ;  d’aucuns enfin se défendront d’aucune influence et vous répondront que l’homme est maître de son destin. Il construira ainsi une nouvelle Babel, inévitable bazar justifiant ces ineptes et violentes actions, justifiant chaque chose par des rappels incessants à sa raison propre et solitaire.

des pierres, du rêve et des poussières d'étoiles

Avec l’essort du web 2.0, surtout twitter,( que j’ai découvert bien en amont en discutant avec les premiers utilisateurs français de la plateforme en 2008), il devient assez laborieux de se coller à l’actualité.

Elle arrive en flux continu sur mon Iphone, commentée elle est, rediffusée elle est, vidée enfin elle est.

Atomisée par tant de talents multiples, comme autant de bouteille jetées à la mer du web, j’ai décidé après de multiples ecapades virtuelles dans les eaux des réseaux de reprendre sérieusement mon bon vieux blog.

Que puis-je faire d’autre que de donner à rêver, que de sortir de mes récits des pierres, du rêve et de la poussière d’étoile.

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Echanges , médailles (Reeédition blog 2006)

Dans les méandres du temps,

Sur la surface orangée des passions,

Enfouies dans les urnes funéraires,

Chevauchée cliquetante des pièces échangées

Ruines et splendeurs des passions éphémères

Miroirs métalliques d’un impossible mirage,

Les pièces aux dessins innombrables

Racontent aux vivants l’échange.

Incessants, tenaces et versatiles

Chiffres, runes, hiéroglyphes mêlés

Dessins précis de destins achevés

Parlent au futur de destins inédits.

Catherine MARGUERITTE

« …..Rois, reines, présidents. Premiers ministres et généraux, portraits gravés en creux, estampés en relief, frappés à la rotogravure. Palais. Monuments. Bâtiments administratifs. Balances de justice. Signe du zodiaque, emblèmes maçonniques, symboles cabalistiques. Faucons, gerfauts. Quetzal, condor, aigle et epervier. Décor zoomorphique. Figures mytholoiques. Hiéroglyphes. Saints. Écritures runiques. Grecque. Copte. Cyrillique. Calligraphie araméenne. Talismans talmudiques… »

Herbert Lierberman, p.77 « Trois heures du matin à New-York » 1982.

« Night Call from a Distant Time Zone »

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Monnaies planétaires frappées en Egypte sous l’empereur Antonin.

De la démarche sectaire

♥Il existe plusieurs définitions de la démarche sectaire. Il existe plusieurs dimensions à l’aliénation. Il semble que nous ayons monté d’un cran notable  dans notre grande vulnérabilité aux manipulations de tous ordres.

Vous allez me répondre, ça y est elle devient parano!

J’écris un blog depuis  2004, je m’étais familiarisée avec l’interface, facile à manier.

Au bout de la 1509 entrées patatras! Fatigué, usé, il a décidé de s’arrêter en Chine, exactement au barrage des trois gorges, associé à un remarquable article que m’avait fait parvenir le sinologue René Vienet

http://homepage.mac.com/margueritteg1/iblog/B473334831/Image 10

Bon vous remarquerez que vraiment, ce matin du 10 février j’ai envie de vous parler de ce blog bloqué et en quelque sorte matrice de celui-ci, qui contrairement au profil du premier, ne m’inspire pas les mêmes thèmes.

Et voilà : j’y arrive- au point de départ de la rédaction de ce blog- la lecture d’un tweet, les observations diverses faites ses derniers mois : Qu’est une démarche sectaire? grave question auquel le monde, suspendu attend la réponse depuis déjà bien longtemps. Ce n’est bien sûr pas une question nouvelle, impossible en quelques lignes d’en faire une thèse, d’une prétention inouie, d’une audace sensationnelle.

Une  seule constatation s’est imposée progressivement , la démarche sectaire comprend une donnée fondamentale, celle de l’accumulation d’informations, d’actes, de choses, de personnes, sans véritables liens; la dominante : aucune connaissance par la personne des tenants et des aboutissants entraînant la fine dépendance de la servilité quotidienne.

Voilà c’est dit!
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